•  

    Kaori, la Terre des Mille Peuples, est un monde profondément inhospitalier. Depuis les roches sauvages du pôle Sud jusqu'aux glaciers du Nord, en passant par les sables arides qui couvrent plus des deux tiers de sa surface, il n'est pas un lieu qui soit un havre de paix pour les hommes et les animaux. L'eau, surtout, y est une denrée rare, car il ne pleut jamais sur Kaori : les seules réserves liquides sont enfouies dans le sol.

     

    Le désert recouvre presque tout Kaori ; les tribus et les clans le sillonnent depuis l'aube des temps, ils en tirent leur subsistance et ont appris à l'aimer, d'une certaine manière. C'est un lieu à la fois fascinant et extrêmement dangereux - comme le sont tous les lieux fascinants - et il est très facile de se perdre à travers ses dunes que le vent transforme constamment. Outre les animaux sauvages et les plantes vénéneuses, les voyageurs redoutent particulièrement les astri'kali, des cyclones chargés d'éclairs assez violents pour ravager une ville. Les seules zones épargnées par le sable sont la calotte du Sud, entièrement montagneuse, la calotte du Nord, polaire, la toundra, qui est l'antichambre de la banquise, et la forêt danyale.

    Cette forêt danyale, ou forêt du Vent, qui trace la frontière sud du désert, est sans doute ce qui peut se rapprocher le plus d'un endroit paisible... pour les Danyals, du moins. Pour les autres peuples, elle est un lieu de danger constant dont peu ressortent en vie. Les animaux ne sont pas les seuls que le voyageur doit redouter : il faut également compter avec les plantes carnivores et avec les arbres. Personne n'a jamais compris exactement de quelle manière ils s'y prenaient, mais il semble qu'ils repoussent tous ceux qui n'appartiennent pas à la forêt. Ce qui a conduit certains scientifiques à la conclusion que les Danyals n'étaient pas complètement humains mais qu'ils étaient les réincarnations d'esprits de la forêt. La cité oréide de Kalat-erna, capitale de l'Empire, est la ville la plus proche de la forêt.

    A l'extrême nord, on trouve les Marches du Nord, le Pays de Borée, et territoire de chasse des Akéryths et des Gaaryths. La banquise est aussi glaciale que le désert est brûlant, au point qu'il est impossible d'y faire surgir la moindre flamme. Pour ne pas mourir de froid, les peuples des Marches absorbent le sang de leurs proies, et c'est dans ce but que les Akéryths et les Gaaryths sont entraînés à l'art de la chasse dès leur plus jeune âge - car bien que des subsituts se soient développés, l'absorption de sang frais reste le moyen le plus efficace et le plus agréable de lutter contre le froid. La banquise est aussi le seul endroit de Kaori à posséder une mer, que les Akéryths et les Gaaryths nomment Merae Kaladä ("mère bénie des poissons").

    A l'extrême sud, les Marches de Pierre forment un lieu mystérieux, le domaine attitré des bédouins fialtans. En-dehors des caravanes marchandes, ceux qui s'y aventurent sont peu nombreux, bien que les paysages soient étonnants. Le magnétisme y est très fort, et dégénère souvent en tempêtes d'éclairs qui sont à la fois redoutées et admirées par les bédouins.

    On compte sur Kaori sept éléments fondateurs : aux quatre éléments traditionnels (le Feu, le Vent, la Terre et l'Eau) s'ajoutent la Pierre, le Métal et le Verre.

     

     


    votre commentaire
  •  

    L'absence de pays clairement définis n'a pas empêché plusieurs peuples d'apparaître et de se différencier à travers le désert, au point que Kaori est devenue pour ses habitants la Terre des Mille Peuples.

    On distingue toutefois deux racines bien distinctes à l'intérieur de cette multiplicité : ceux que l'on appelle les Peuples Aînés et leurs successeurs, les Peuples Cadets.

     

    Peuples Aînés : on n'en recense que trois sur toute la surface de Kaori : les Oréides, les Danyals et le double peuple formé par les Akéryths et les Gaaryths. Physiquement, ils se différencient des membres des Peuples Cadets par leurs oreilles pointues. Les trois Peuples Aînés sont pourtant très différents les uns des autres :

    • Les Oréides : on les appelle aussi les Enfants du Feu. Ils sont de haute stature, leur peau est très pâle car ils n'apprécient que modérément le soleil - ils construisent d'ailleurs leurs palais à l'intérieur des montagnes et des falaises -, et ils cultivent une tradition guerrière fondée sur l'escrime et le dressage des dragons. La couleur emblématique des Oréides est le rouge et leur capitale est Kalat-erna.
    • Les Danyals : de la même manière que les Oréides sont liés au Feu, eux-mêmes ont une affinité particulière avec le Vent. Les Danyals forment un peuple sylvain, qui vit en symbiose avec la forêt, au point que les arbres dans lesquels ils s'établissent, les Freyrs, ne survivent pas à une rupture de cette symbiose. Physiquement, les Danyals sont plus petits et trapus que les Oréides, mais ils sont bien plus souples et plus agiles. Leur peau est foncée et ils coiffent leurs cheveux en longues tresses. Leur couleur emblématique est le jaune.
    • Les Akéryths et les Gaaryths :habitants du pays de Borée, dans le Grand Nord, ils forment un peuple de chasseurs et de guerriers. Chacune des deux parties de ce peuple duel apporte à l'autre ce dont elle a besoin : les Akéryths sont des chasseurs émérites et les Gaaryths se chargent de leur protection militaire. Leurs couleurs sont le blanc pour les Akéryths et le noir pour les Gaaryths, et leur capitale est Ankh'nyluïn.

     

    Peuples Cadets : ils sont bien plus nombreux que les Peuples Aînés et par conséquent bien plus variés. Les plus renommés sont les Fialtans, les Moryûls et les Trishas.

    • Les Fialtans : ou Bédouins bleus. En perpétuel déplacement, ils sont les commerçants les plus actifs de Kaori. Bien qu'ils passent leur vie à sillonner Kaori, ils affectionnent particulièrement les régions de l'extrême sud et ses étendues de roches sauvages, qui sont le berceau de leur peuple. Ils sont les gardiens des sources souterraines et des puits du désert.
    • Les Moryûls : personne ne sait exactement de quelle manière les Moryûls sont devenus les pirates que redoutent toutes les caravanes marchandes. Les Moryûls se regroupent en Lames, des clans dirigés par un Chef de Lame et plusieurs généraux, qui ne vivent que pour la rapine : ils attaquent et pillent les caravanes avant de revendre le produit de leurs vols sur les grands marchés kaoriens des villes indépendantes. Plusieurs Chefs, comme Singra Nagura et Harja Scorpion-fléau, se sont illustrés pour leur sauvagerie.
    • Les Trishas : grands, massifs, solides et nés pour la guerre, les Trishas ne se marient qu'entre eux ; leur civilisation est donc à la fois très fermée et stagnante. Leurs hordes sont redoutées et là où ils passent, il faut plusieurs siècles avant que des tribus osent revenir s'installer. La légende veut que les Trishas soient particulièrement laids ; cependant, aucun peuple ne leur dénie la splendeur de leurs yeux, dont les couleurs s'approchent de celles des pierres précieuses.

     

    Bien que chaque peuple dispose de ses propres croyances et traditions, on retrouve certains éléments communs à tous les peuples, attachés directement au désert et au soleil : par exemple, le culte des génies et des démons. La religion n'a cependant sur Kaori qu'une importance très relative, et elle est en général utilisée comme un prétexte pour faire la fête (ou la guerre, c'est selon). La Septième Ombre, une personnification de la mort, est également une tradition commune à tous les Kaoriens.

     

     


    votre commentaire
  •  

    Il n'y a sur Kaori ni oiseaux ni mamifères : les seuls animaux capable de survivre dans ses vastes étendues désertiques sont les reptiles et les insectes. Les nuances et les déclinaisons qu'ils ont développés permettent cependant une grande variété d'espèces souvent très différentes. Voici un petit aperçu de la faune kaorienne.

     

    FauneDragons : dans les premiers temps craint et haï, le dragon est devenu - et particulièrement avec l'ascension de l'Empire oréide - une monture prisée et une marchandise de choix, bien qu'ils demeurent une marque de luxe et de noblesse. Il existe plusieurs espèces de dragons, les plus connues étant les vouivres, qui sont les montures privilégiées des chevaliers drakomyrs, les carnassiers, plus massifs et dotés d'ailes atrophiées, et enfin les dragons noirs, beaucoup plus rares, pour la plupart à l'état sauvage.




    Kuraïs : ces petits reptiles carnivores, au museau allongé et dotés d'une dentition impressionnante, sont les montures les plus répandues et les plus appréciés sur Kaori. Ils ne se déplacent que sur deux pattes et leur vitesse de course est exceptionnelle. Ils se nourrissent le plus souvent de charognes ou d'oeufs frais.

    Shelmÿrs : équivalent des grands fauves, ils possèdent six pattes et une longue queue équipée à son extrémité d'un crochet vénéneux, ainsi que plusieurs rangées de crocs et peuvent se décrocher la mâchoire, comme les serpents, pour avaler en une bouchée des proies d'une taille très conséquente. La chasse au shelmÿr est un sport très dangereux, qui ne trouve que peu d'adeptes ; on trouve les meilleurs chasseurs de shelmÿr au sein des Lames moryûles.

    Milogans : lourds, massifs et dotés de deux paires de cornes, ils sont la réserve de viande de Kaori, raison pour laquelle presque tous les peuples en font l'élevage. Leurs femelles produisent également un lait très nourrissant et en quantité abondante.

    Lézardillon : de loin, on pourrait presque les prendre pour de gros poulets. De près, leurs dents et la taille de leurs ergots prêtent assez peu à confusion. Outre ces quelques détails et leur fâcheuse tendance à déchiqueter à peu près tout ce qui ressemble à un être vivant lorsqu'ils sont de mauvaise humeur, ils font de charmants compagnons et des chiens de garde tout à fait satisfaisants.

    Rouge-crête : ces grands reptiles volants sont nommés ainsi en raison la couleur intense de leurs ailes et de la crête qui hérisse leur dos et leur crâne. Lorsqu'ils ne sont pas en liberté, on les utilise pour porter des messages. Ils vivent surtout dans les zones rocheuses de Kaori.

    Pantaas : comme les rouge-crête, ce sont des reptiles volants, mais ils sont bien plus grands et bien plus dangereux... lorsqu'ils sont en bandes. Toutefois, les cas de mort par attaque de pantaa sont rares, puisque ces oiseaux sont avant tout des charognards.

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique